| Carrière
Cosyns (Lessines) - Fiche SGIB
MEERTS
P., 2006. Les carrières de porphyre de Lessines
(Hainaut, Belgique) : flore et végétation
(Plantes vasculaires et Bryophytes). Les Natur. belges,
87 : 1-24.
Inventaire Ornithologique (bientot).

Pourquoi
le projet Snow Games joue un rôle très
mineur sur une biodiversité globale !
1)
Biodiversité en Belgique
Introduction
: aux temps préhistoriques et durant la période
gallo-romaine, la Belgique était recouverte par
une immense forêt qui englobait une bonne partie
des Gaules : c’était la forêt charbonnière
qui abritait entre autre l’Auroch et l’Elan,
herbivores aujourd’hui disparus. Forêt complétée
par des marais. Il y avait des ouvertures dans cette
forêt. Elles furent créées par les
premiers habitants. Mais c’est surtout au Moyen
Age que l’agriculture et l’élevage
entamèrent
sensiblement la forêt. Conséquences de
la présence de l’homme :
Aux temps préhistoriques, la biodiversité
était liée surtout à l’ immense
forêt charbonnière et aux marais. Au Moyen
Age, la biodiversité se diversifia notamment
grâce aux moines défricheurs qui créèrent
quantités de nouveaux biotopes eux-mêmes
tous différents par leurs situations géologiques.
Ces nouveaux sites sont tous semi naturels par rapport
à la forêt charbonnière naturelle
primitive. La forêt de Soignes et nos Ardennes
en sont des reliquats « jardinés ».
Jusqu’à l’ère industrielle,
la biodiversité n’arrêta pas de se
diversifier. Puis ce fut la lente régression
due à de multiples facteurs qui entamèrent
nos nouveaux sites «naturels ». Les villes,
les routes, … grignotent peu à peu l’espace.
Espace qui subit ensuite l’agression des pesticides.
Une partie du remède, selon CHOC Nature: consiste
à créer un réseau de réserves
naturelles reliées par un maillage écologique
cohérent. Ces réserves doivent être
gérées de façon à maintenir
leur
paysage naturel. Un exemple : les landes abandonnées
par le pâturage et recolonisée par la forêt
doivent être «redéfrichées
» et repâturées par des races de
moutons acceptant une
« herbe » moins agréable que celle
de nos actuelles prairies.
2)
Biodiversité dans les carrières lessinoises.
Introduction
:
Les carrières sont au départ façonnées
par la main de l’homme et donc entièrement
artificielles. Laissées à l’abandon,
elles acquièrent peu à peu le statut de
sites «naturels ». Chaque groupe de carrières
de par sa nature géologique aura une faune et
une flore de base
bien spécifiques. Les carrières de Lessines
(porphyre) et d’Ath (calcaire) ont donc des biodiversités
bien différentes. En ce qui concerne la Conservation
de la Nature, il est plus important au point de vue
Biodiversité, de préserver au moins une
carrière dans chaque
catégorie. Par ailleurs, et c’est valable
pour n’importe quel site naturel du même
style, aucun n’aura la globalité de toutes
les espèces rencontrées dans chaque site.
Il est donc important de
sélectionner ceux qui tendent à la plus
large diversification.
Carrières
lessinoises :
Comme dit ci-dessus, chaque carrière est différente
au point de vue floristique et faunistique. Plusieurs
carrières ont déjà été
comblées et certaines espèces sont certainement
disparues. Mais la création de nouvelles carrières
ramènent des espèces en fonction des situations
particulières de chacune d’entre elles.
Pour un scientifique de terrain, la seule vue d’un
biotope lui permet déjà d’apprécier
sa valeur biologique. Les relevés affineront
ses impressions.
En ce qui concerne les carrières lessinoises,
si on veut préserver le maximum de Biodiversité
différente, il faudrait mettre en réserve
naturelle la carrière Tacquenier (Zone naturelle
au Plan de secteur) qui présente de nombreux
faciès étagés et un plan d’eau
conséquent. A ce site, il faudrait en ajouter
un autre qui serait géré complémentairement
au point de vue de
l’ornithologie et de la floristique. En fin d’exploitation,
la Carrière Lenoir parait idéale pour
se substituer beaucoup plus avantageusement à
la Carrière Cosyns antérieurement classée
en
Zone naturelle au Plan de secteur. Voir les propositions
ISIWAL et Schéma de structure de la Ville de
Lessines. Reste la sauvegarde des espèces de
surface parmi lesquelles les orchidées protégées
par la législation de la Région wallonne.
La future réserve naturelle entourant la Carrière
Cosyns, de même que diverses parois de la Carrière
Notté apporteront ce complément, de même
que quelques stations très limitées en
superficie et des vieux murs bien orientés dans
un parcours didactique. Ajoutons que les Carrières
Daumerie et du Syndicat remblayées conservent
malgré tout une certaine valeur scientifique
sur certaines parties. En ce qui concerne la faune et
la flore aquatiques peu présentes actuellement,
vu la grande profondeur des pièces d’eau
et la verticalité des parois, il suffirait d’aménager
une pente dans la Carrière Tacquenier (avec des
découvertures des Carrières en exploitation)
pour voir apparaître de
nombreuses nouvelles espèces.
Conclusion
:
Le projet Snow Games n’altère donc en rien
la Biodiversité globale des Carrières.
Sa réserve naturelle et diverses parois permettront
aussi de suivre l’évolution protégée
de nombreuses espèces. Ajoutons que les Carrières
sont en continuelle mutation ce d’autant qu’elles
sont en activités, donc des espèces apparaissent
pendant que d’autres disparaissent. Dans ces conditions,
les inventaires faunistiques et floristiques sont fluctuants.
Déplacer des espèces
n’a aucun sens et c’est d’ailleurs
totalement anti-naturel quand ce n’est pas illégal.
Ce qui est important finalement, c’est que les
services documentations de la commune et de Snow Games
informent la population / les visiteurs des richesses
incontournables à protéger dans les Carrières
retenues à cet effet. Vouloir protéger
toutes les Carrières est évidemment absurde
si on veut concilier d'autres intérêts
comme le tourisme, des activités sportives ou
culturelles et l'emploi. Dans l’entité
de lessinoise, il y a bien d’autres sites naturels
très différents et diversifiés
méritant une réelle protection d'urgence.
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