Site naturel

des Carrières

de Maffle

Maffle,petit village de l'entité d'Ath, est situé à 3 km au sud-est du centre ville. Jusqu'au début du siècle précédent, toute l'activité du village était concentrée sur l'exploitation du petit granit, qui fut abandonnée en 1951. Actuellement, le site des carrières représente un important complexe d'une dizaine d'hectares où la faune et la flore ont proliféré à loisir. De nombreux vestiges d'exploitation subsistent; ils permettent de retracer l'histoire extractive jadis florissante...

A lire

Déjà en 1982, Guy Boosten, Administrateur et Conservateur de réserves naturelles RNOB (Villers St Amand et Bolignies à Brugelette) lançait un projet de réserve naturel dans le site classé des Carrières de Maffle.
- ici

En 1988, le Bourgmestre d'Ath de l'époque intervenait pour protéger le site - ici

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CHOC Nature remercie vivement Mme Jacqueline Saintenoy Simon de nous avoir permis de reproduire l'inventaire botanique des Carrières de Maffle. L’Association pour l'Etude de la Floristique (AEF) édite une revue scientifique ADOXA. D’autre part, le site des Carrières de Maffle possède quelques coléoptères très rares, dont le superbe Aromia moschata (photo,RW), protégé par l’Arrêté de 1973 dans les liste dressées par le Professeur J. Leclecq – Ch. Verstraeten (son assistant) – G. Boosten – Ph. Georges.

Les menaces que font peser le "jardinage" de la nature sur la biodiversité

... A notre petite échelle belge, la disparition ou la régression d'espèces végétales et animales est un problème préoccupant. Le recul de plantes et d'animaux rares entraîne un phénomène parallèle : la tentation de « corriger » ou d'améliorer la nature en introduisant des plantes dans des sites ou elles n'existaient pas ou n'existent plus. N'a t’on pas prôné récemment la plantation de jacinthe des bois - rapidement multipliée en laboratoire – et d'autres espaces du cortège floristique de la hêtraie atlantique dans les forets d'ou elle a disparu ainsi que dans les forets « que I'on laisserait se réinstaller naturellement sur des espaces agricoles » . Lors de la restauration d'un tronçon de la vallée de la Woluwe, le jonc des chaisiers (Scirpus lacustris) a été planté le long du ruisseau, alors que ce scirpe n'existe en Région de Bruxelles-Capitale qu'en un seul endroit et encore sa présence y est-elle plus ou moins suspecte. De cette manière les données phytogéographiques sont totalement faussées. D'autre part, l'existence de banques de semences ou de plantes indigènes cultivées pourrait avoir un effet pervers et donner bonne conscience aux entrepreneurs, carriers ou agriculteurs en leur faisant croire que les destruction qu'ils provoquent peuvent titre facilement compensées.

Extrait de Editorial de la Revue n°45 d'octobre 2004 de l'AEF