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Description de l'intérêt biologique par Guy Boosten Le Tournibois d'une superficie de quelque 8 HA est signalé en zone verte et forestière d'intérêt paysager au plan de secteur de Ath-Lessines-Enghien. Ce site est repris dans l'inventaire ISIWAL (n° 4) et dans les limites du projet de Parc Naturel des Collines La
LRBPO vient d'acquérir l'essentiel du site soit quelque 5 HA et
les a érigé en resserve naturelle. Le Tournibois couvre
une portion abrupte de la chaîne des Collines. Un premier relevé floristique a permis de noter Teucrium scorodonia, Oxalis acetosella, Endymlon non-scriptus (en vaste tapis), Primula elatior, Arum maculatum, Vinca minor, Circaea lutetiana, Polygonatummultiflorum, Gnaphalium uliginosum, Juncus effusus, Tamus communis, Epipactis helleborine (communication Crasen). Au
point de vue ornithologique notons: la sittelle torchepot (Sitta europaea),
le pic epeichette (Dendrocopos La faune herpétologique recèle Triturus helveticus, alpestris et vulgaris (communication J. Vlemincq). L'inventaire entomologique recèlera plus que certainement quantité d'invertébrés rares au vu de la configuration du biotope (communication G. Boosten collaborateur scientifique de 1 ' I . R . SC . N . B. )
Point de vue mammifères, nous notons la belette (Mustella Seuls les sentiers pédestres seraient entretenus, de même que la petite carrière de sable pour une flore et entomofaune spécifiques. Quant aux peupliers de culture, ils seraient géres afin de maintenir ou de faire apparaître toute une faune cavernicole (pics, sittelle torchepot, etc.), xylophages, mycophages, ... Les peupliers seraient "neutralises" peu a peu afin de maintenir les intérêts précédemment décrits. |
Création de la Réserve Naturelle du Tournibois (Courrier de l'Escaut) Demande d'agréation à la Région Wallonne (Où en est-elle ????) Proposition de gestion du Tournibois (extrait de la demande d'agrément). Gestion générale: Aménager des sentiers permettant de faire le tour du site. Pour l’instant, les ronces rendent impraticable toute tentative d’étude du site. Ces sentiers serviront non seulement à la surveillance du site et aux inventaires mais aussi à d’éventuelles visites guidées. Délimiter clairement les terrains nous appartenant. Le problème de la prairie étant réglé, il faudrait avec nos voisins, rechercher nos limites. Même avec un plan, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Peut-être pouvons-nous mettre des marques visibles tel qu’un trait de peinture sur les arbres faisant limite, aménager un couloir dégagé entre deux héritages, création d’un fossé de séparation, ...) Parcelle N° 1: La parcelle est surélevée par rapport à la route. De celle-ci, on aperçoit trois gros arbres très beaux, mais sans valeur commerciale. Sur le plateau, des chênes rouges d’Amérique ont été plantés. (Extrait du rapport cubé).
Gestion 1: Effectuer une coupe rase qui permet alors aux espèces indigènes de revenir spontanément. Dans un premier temps la ronce proliférera puis viendront bouleaux, sureaux et autres espèces colonisatrices pour enfin évoluer vers un climax forestier. Une situation semblable est déjà entrain de se mettre en place sur une partie de la parcelle 3 du site. Gestion
2: Laisser se développer les chênes d’Amérique.
Cette solution a comme avantages qu’il ne faut rien faire comme
travaux mais aussi permet l’implantation de plantes liées
à l’espèce. Gestion
3: Coupe rase suivi de plantation. Cette solution est à éviter
car n ’a rien de naturelle et est coûteuse. Parcelle 2: Cette parcelle est constituée d’une peupleraie comprenant 80 peupliers sains. Le sous-étage est constitué de sureaux, arbres sans valeur commerciale. Le sol est couvert de ronces. (Extrait du rapport cubé). La gestion proposée sera unique car possède beaucoup d’avantage. Il serait intéressant de dévitaliser les peupliers par petit groupe. Le but final étant d’obtenir des bois morts sur pied afin de favoriser l’attaque du bois par les xylophages. Un lent processus de décomposition va se mettre en route et permettra plus tard l’apparition voir la nidification d’oiseaux notamment les différents pics. La dévitalisation des arbres devrait se faire harmonieusement sur toute la parcelle. Parcelle 3: La parcelle N° 3 doit être divisée en deux car une partie a été exploitée complètement, l’autre est encore boisée de peupliers. Sur la partie déboisée, le sureau a proliféré et occupe toute la surface. Il a formé un massif de deux mètres de haut. La partie boisée comprend une peupleraie avec un sous-bois de sureau. On note la présence de quelques merisiers. Le sol est recouvert de ronces. (Extrait du rapport cubé). Pour la partie plantée en peupliers, la gestion ne doit pas différer de la gestion de la parcelle n° 2. A moins que l’on désire laisser évoluer la peupleraie naturellement. Si la première solution est retenue, il faudra veiller à limiter l’apparition des orties ou des ronces et favoriser l’appauvrissement du sol afin de permettre l’apparition naturelle de plantes. Il faut savoir que les peupleraies enrichissent fortement les sols. Hors les plantes les plus intéressantes point de vue botanique se retrouvent sur des sols pauvres. La partie couverte par le massif de sureau est en pente et différentes propositions peuvent être faites: Gestion 1: Laisser évoluer vers un stade forestier plus avancer afin d’obtenir naturellement la succession des stades jusqu’au climax. Gestion 2: Couper régulièrement le massif de sureau afin de revenir à un sol peu couvert permettant l’apparition de plantes herbacées. Gestion 3: Laisser évoluer le massif jusqu’à l’apparition des espèces forestières hêtre et chêne pour les traiter en taillis. Cela permettra d’avoir de mode de gestion sur le site: une futaie (parcelle 5 et 6) et un taillis (parcelle 3). Parcelle 4: La parcelle N° 4 est une hêtraie pure avec quelques merisiers. Le sous-étage est composé en plus d’un taillis de hêtres, de merisiers, de charmes, de houx, de sorbiers des oiseleurs et de jeunes érables. Au sol, la jacinthe des bois forme un tapis uniforme.(extrait du rapport cubé). En ce qui concerne cette parcelle, je n’y toucherai pas et je la garderai tel qu’elle est. Elle constitue une futaie bien en station et au printemps, les espèces associées y poussent c’est ainsi que l’on peut observer un tapis de jacinthe des bois qui teint le sol en bleu. Parcelle 5 et 6: La parcelle N° 5 est une hêtraie pratiquement pure. Il y a quelques chênes mais trop peu nombreux pour passer à une hêtraie-chênaie. Il existe des petites trouées dues à une exploitation récente d’arbres (une quinzaine d’années). Celles-ci ont permis à la ronce de se développer au sol et aux sorbiers des oiseleurs ainsi qu’au bouleau de pousser. Dans le bas de la parcelle, il y a quelques sceaux de Salomon ainsi que l’anémone sylvie. Les limites basses et hautes des propriétés sont très difficiles à définir avec précision. La parcelle n° 6 est une chênaie. On peut retrouver quelques châtaigniers ainsi que quelques hêtres. Le sol est couvert de ronces. Les arbres présentent plusieurs défauts comme la formation de gourmands ou de temps à autre de la gélivure. Les limites ne sont pas claires. Une partie de la parcelle N° 6 est occupée de hêtres uniquement. Malgré la différence des espèces plantées, la gestion globale de ces parcelles peuvent être identique: Favoriser l’apparition de trouée afin de créer des lisières. La situation actuelle de la parcelle 5 est déjà assez avancée par rapport à l’objectif près cité. Il y a eu probablement une coupe avant l’achat. Celle-ci a du avoir lieu il y a une dizaine d’année. La seule gestion à effectuer est un dégagement du sol qui est couvert par les ronces. Il y a aussi quelques coins, notamment un coin humide, qui serai intéressant de dégager afin de le rendre plus ensoleillé. Il faudrait éviter alors que ceux-ci n’évoluent vers un autre stade. Pour la parcelle 6, les trouées ne sont pas présentes. Il serait intéressant d’en créer. La parcelle 6 possède une petite butte sablonneuse qu’il serait intéressant d’ensoleillé. Pour l’instant les chênes empêchent son ensoleillement et diminuent la colonisation de la butte par la faune et la flore. Il y a possibilité de créer des petites marres forestières dans les dénivellations naturelles du terrain.
Pour la prairie, il serait intéressant de la gérer en tant que prairie humide. En effet, sur le haut de la prairie du coté de la parcelle numéro 6, il y a une petite source qui rend l’endroit marécageux. Une autre possibilité serait de partir de cette source pour créer un étang.
En espérant avoir répondu à votre demande, veuillez agréer Monsieur le Président, mes plus cordiales salutations. Lionnez
Philippe
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CHOC Nature
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